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Dar el Bacha Musée des Confluences

Dar el Bacha
Musée des Confluences

à Marrakech

État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, méditerranéen,
hébraïque.

Préambule de la
Constitution Marocaine


À Dar el Bacha, un nouveau musée à vu le jour il y a tout juste un an, mais l’inauguration n’a eu lieu qu’en octobre dernier. L’ancien Palais de l’un des plus célèbres pachas de Marrakech, Thami El Mezouari El Glaoui, a été rénové et accueille des expositions qui mettent en valeur le patrimoine pluriel de l’art marocain. Comme nous l’ont expliqué Mehdi Qotbi, Président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc, et Salima Aït M’Bark, conservatrice du musée, ce lieu admirable joue un rôle primordial. Il participe à la préservation et à la prise de conscience de la diversité des influences qui contribuent à la richesse de la culture marocaine. Visite guidée de ce lieu culturel hors du commun et d’une rare beauté !


Construit au début du XXe siècle, le palais du pacha Thami el Glaoui est ancré dans la mémoire de la ville. Il a accueilli les plus grands de ce monde, de Churchill à De Gaulle en passant par Chaplin. Après avoir été témoin des fastes soirées de l’époque, le palais fut un temps une bibliothèque, mais depuis de nombreuses années il mourrait à petit feu. S’inscrivant dans la stratégie nationale de restauration et de valorisation des lieux historiques, le palais a été mis sous la tutelle de la Fondation Nationale des Musées du Maroc en 2015.

 

“Le palais était dans un état de destruction avancée. La première préoccupation de la Fondation fut de rénover et de restaurer ce joyau pour les visiteurs locaux, les touristes étrangers et aussi pour les générations futures. C’est par la volonté royale de Sa Majesté, architecte du projet culturel global prévu pour le Royaume et grâce au soutien de mécènes privés, comme Monsieur Xavier Guerrand-Hermès, Monsieur Aziz Hakhannouch, Monsieur Moulay Hafid Elalamy, que notre petite équipe de passionnés a pu y parvenir. La vocation de ce musée des confluences est avant tout de participer à la meilleure connaissance de l’Histoire du Maroc et des influences qui l’ont modelée, car la culture participe à la fois au développement économique, social et à l’ouverture vers les autres. Lorsque l’on sait d’où l’on vient on est mieux armé pour comprendre qui l’on est” nous explique Mehdi Qotbi, avec conviction et enthousiasme, en citant le Préambule de la Constitution, qui sied en bonne place à l’entrée du musée, et qui illustre parfaitement la vocation de ce lieu d’exception.

Durant près de deux ans, les meilleurs artisans restaurent ce riad au style arabo-andalou de près de 3 000 m2. Les travaux sont réalisés avec soin par des mâalems (“ceux qui ont un savoir-faire”) de renom, dans le respect des techniques utilisées à l’époque. Aujourd’hui, on peut découvrir le vaste jardin et son patio, ainsi que les salles ouvertes au public, qui accueillent les collections du musée.

Nous avons eu la chance de visiter des pièces ne figurant pas dans le circuit officiel, tels le hammam et les somptueux appartements réservés aux femmes. On y découvre une architecture et des éléments de décoration d’inspiration arabe, turque, amazighe, andalouse et même romaine… d’une rare diversité et d’un raffinement absolu. Portes, fenêtres, stucs, zelliges et même les cache-cheminées, sont un vibrant témoignage de l’ouverture sur le monde et du goût très sûr de ce pacha haut en couleurs, et du savoir-faire inimitable des artisans d’antan. “Le lieu est déjà à lui seul, une démonstration de la richesse et de la diversité de notre patrimoine, il était donc évident qu’il était l’écrin parfait pour ce musée des confluences.”

C’est donc le passé du Maroc, riche et multiple que l’on découvre au fil de la visite. Avec l’exposition “Voyages de Patti Birch : passions et collections”, la Fondation rend hommage à cette philanthrope américaine d’origine juive, citoyenne du monde, amoureuse inconditionnelle de Marrakech et passionnée d’art islamique (elle fut conservatrice de ce département au MET, Metropolitan Museum of Art of New York, dans les années 60).

 

Elle s’est illustrée en participant à la restauration du Minbar* de la Koutoubia (*une sorte d’estrade servant de chaire), exposé au Palais Badi. Elle a également légué à la Fondation plus de 1500 objets, masques, statuettes, etc. collectionnés au cours de ses nombreux voyages en Afrique, Asie, Amérique du Sud. C’est plus de 200 pièces de ce magnifique héritage que l’on pourra admirer dans les sections consacrées à l’art islamique, asiatique, précolombien, africain ou encore dans la salle principale dédiée au patrimoine judéo-marocain. Un juste retour des choses, pour celle qui, la première, avait souhaité faire de Dar El Bacha, un musée constitué de collections à caractère universel !

Saluons également l’engagement indéfectible de l’un des plus illustres collectionneurs de Marrakech, Khalid el Gharib qui a puisé dans sa propre collection pour offrir à La Fondation des pièces exceptionnelles représentatives de l’art judaïque.

TARIFS
30 DH pour les nationaux, 60 DH pour les étrangers
gratuit pour les enfants et étudiants
gratuit le vendredi pour les nationaux et les résidents étrangers au Maroc
visites guidées sur rendez-vous


#Contact & INFORMATION

Dar el Bacha Musée des Confluences
Ouvert de 10h à 18h, fermé le mardi
Route Sidi Abdelaziz, Dar el Bacha – Marrakech médina

source : LifeisMorocco
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